Ma rencontre avec l'Ile Maurice
Les arrivées des différentes courses auxquelles j'ai participé ont été l'occasion pour moi et le bateau de rester quelques semaines, voire quelques mois dans des pays étrangers.
Des contrées lointaines comme la Colombie, le Brésil, les USA, les Canaries, le Canada et bien sûr les Antilles. J'organisais donc sur place des sorties en mer avec les sponsors, les hôtels partenaires et les locaux. A l'issue de mes deux tours du monde, j'ai voulu me réconcilier avec l'Océan Indien, qui, en terme de navigation, est à mon goût l'océan le plus hostile et le plus inhospitalier du globe : la mer y est difficile, croisée, et les vents très changeant.
J'ai été contacté début 2008 par "L'Odyssée des Epices", une organisation de course très récemment mise en place, qui souhaitait avoir une étude météo complète afin d'établir une nouvelle voie maritime avec un record en solitaire entre Port Louis, entrée de la rade de Lorient, et Port Louis capitale de l'Ile Maurice. A l'issue de cette étude météo, je me suis intéressé à ce bout de terre qui se nommait jadis "Ile de France", et je m'y suis donc rendu début octobre afin de découvrir le pays, les gens, la culture, et le développement dans le domaine du nautisme.
Début octobre je décide d'y aller pour un séjour de 10 journées de rencontres, d'observations et de soleil. Là, c'est la surprise, des gens exceptionnellement gentils, accueillants et une navigation à la voile quasiment inexistante. Je rencontre, entre autre, Pascale Paturau qui a représenté l'Ile Maurice en planche à voile, aux Jeux Olympiques de 1992 à Barcelone et membre très active du Yacht Club de Grand Baie (là où se trouve actuellement le trimaran de Francis Joyon).
Nous avons décidé de monter ensemble un projet de sensibilisation et de formation des Mauriciens à la voile. Ce programme commence par l'engagement d'un bateau Mauricien sur le Tour de France à la Voile l'été prochain, que je skipperais, entouré d'un équipage multi-ethniques, à l'image de la population de l'île. Nous y trouverons des indoux, chinois, créoles, noirs et blancs. Cela ne sais encore jamais fait en course au large.
Dans un deuxième temps, l'idée est de mettre en place des formations de moniteurs de voile et de skippers pour le charter. Nous sommes donc à la recherche de sponsors pour mettre en place ces projets. Cela peut être, entre autre, des hôtels qui pourrons par la suite bénéficier des compétences de ces jeunes moniteurs de voile nouvellement formés. Sans oublier l'image de marque de l'île Maurice qui sera exportée en Europe par la médiatisation du bateau et de son équipage multicolore.
Je vous donne rendez-vous lors des courses de printemps comme le Spi Ouest France, le Grand Prix du Crouesty, le Grand Prix de l'Ecole Naval à Brest où les entraînements intensifs vont commencer.
Date : 16/11/2009
