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03-02-2005 12:57:45 BRAVO Vincent ! - Editeur : Sail Corporate Alors qu'Hervé LAURENT est toujours en mer pour ramener son monocoque UUDS à Lorient, Vincent Riou a franchi victorieusement la ligne d'arrivée du Vendée globe aux Sables d'Olonne après 87 jours, 10 heures et 47 minutes de course, à la vitesse moyenne de 11,28 nœuds. Hervé LAURENT rend hommage à celui qu'un certain Roi Jean a surnommé "Vincent le terrible". "Tout d'abord, je trouve que le travail d'optimisation du bateau qui a été fait par Pascal Conq, l'architecte de PRB, est d'une grande intelligence. Vincent Riou a eu la chance d'avoir son bateau en main très tôt. Il a pu se préparer dans les moindres détails. C'est certainement le skipper qui connaissait le mieux son bateau au départ du Vendée Globe. Sa course a été faite avec régularité et d'une grande précision tactique par rapport à la météo. Donc BRAVO à Vincent pour cette victoire qui dévoile ses talents de skipper complet." Après avoir passé l'archipel des Açores par l'Est, Hervé LAURENT était positionné par 38° 44' N et 23° 15' W.
01-02-2005 12:51:58 Hervé LAURENT en convoyage vers la France - Editeur : Sail Corporate Après son abandon forcé le 5 décembre dernier sur le Vendée Globe 2004, Hervé LAURENT avait laissé son monocoque UUDS blessé au port de Cape Town, en Afrique de Sud. Rentré en France pour passer les fêtes de fin d'année et préparer un nouveau safran bâbord, Hervé LAURENT est retourné un mois plus tard à Cape Town. A la mi-janvier, il a largué les amarres pour ramener son monocoque dans l'hémisphère Nord. C'est en solitaire qu'Hervé a choisi de ramener son bateau à Lorient. Seul en mer, il nous livre ses sentiments du bord en ayant d'entrée de jeu une pensée pour les autres concurrents hors course du Vendée Globe. "Je remonte le bateau la mort dans l'âme et je pense que pour ceux qui font la même chose de la Nouvelle-Zélande ou d'ailleurs, ça doit être terrible. A mon retour à Cape Town, le bateau était noir de charbon car c'est un port minéralier. Pas évident de retrouver son coursier dans cet état." Le convoyage retour est un moment pénible et on le comprend, mais Hervé LAURENT en profite pour rebondir sur son avarie. "Avant de partir de Lorient j'ai mis en route une étude pour mettre au point un système de détection d'objets flottants devant les bateaux. Pour l'instant il y a trois pistes de matériels qui existent, mais il faudrait les modifier et les tester. Cela intéresse les constructeurs et les skippers. Je continue donc, à distance, à faire avancer la réflexion sur le sujet". La navigation hors course n'est pas des plus attrayantes, mais Hervé s'oblige à bien naviguer. " Ici ça va. Je me traîne un peu par manque de voiles en bon état. Mais j'en profite quand même pour continuer des combinaisons et des réglages. Les conditions météo à venir ne sont pas très sympas. Entre un gros calme à passer au Nord des Açores et des vents contraires jusqu'à Lorient, parfois forts, ne vont pas me rendre la tâche facile. Ceci dit, et c'est paradoxal pour un marin, je regarde la mer de beaucoup plus près, car en course on n'en a pas l'occasion." Le 1° février, Hervé LAURENT et son monocoque UUDS étaient positionnés par 31° 59' N et 25° 31' E, à la hauteur des skippers actuellement quatrième et cinquième du Vendée Globe, Dominique Wavre et Sébastien Josse. L'arrivée à Lorient se précise et Hervé pense y être autour du 10 ou 11 février. Rendez-vous sur les pontons pour accueillir notre héros !
11-11-2004 10:44:35 Nouveau site web pour le suivi Vendée Globe d'Hervé LAURENT. - Editeur : Sail Corporate Pour vivre plus de trois mois de course aux côtés d'Hervé LAURENT, Sail Corporate™ vient de développer une application internet spécifique pour le Vendée Globe. Au programme : communiqués quotidiens, vacations téléphoniques, photos et vidéos envoyés du bord. Les relevés Argos du bateau sont actualisés toutes les 4 heures pour le classement. Une cartographie permet également de connaître à tout instant la position d'Hervé dans la flotte.
11-11-2004 18:37:51 Réparations, route sur les Canaries, stratégie météo. - Editeur : Sail Corporate Alors que les leaders ont laissé ce matin dans leur sillage l'archipel de Madère, bien calés dans l'ouest et le laissant à bâbord pour ne pas risquer d'être déventés par les hauts sommets de ces îles, Hervé LAURENT lui, a choisi de passer sous le vent de Madère, pour démarrer ses réparations et faire route au plus vite vers les Canaries, d'autant que des choix météorologiques se présentent pour les prochaines 48 heures. Décroché dès le deuxième jour de course par la tête de la flotte depuis son avarie de bout-dehors et sa figure de style "Grand Sud", Hervé n'a qu'une idée en tête : trouver une zone qui lui permette de rester sous voiles tout en démarrant les travaux de réparation. "En me mettant ce matin à l'abri de l'île Porto Santo au nord de Madère, j'ai pu sécher le pont afin de boucher les trous des chandeliers arrachés ou tordus quand j'ai chaviré. Je pense que ça devrait être étanche. De toute façon, j'aurai la réponse dans peu de temps ! Pour la sous barde, j'ai commencé le travail, mais comme je sortais de la protection de l'île et que je ne voulais pas m'arrêter, je fignolerai ça plus tard en mer. De toute façon je n'en ai pas besoin avant deux jours puisque que le vent reste soutenu." Cet après-midi, UUDS franchissait la porte sud de l'archipel, reprenant sa descente de l'Atlantique. "Ouf, voilà une bonne chose de faite et c'est reparti pour de nouvelles aventures. Je vais vider l'eau dans la soute avant, je l'espère pour la dernière fois, et ranger l'outillage. Ensuite, reprise de l'activité voile en ce jour férié." Justement, après cinq jours de course et les longues glissades des leaders affolant les speedos, naviguant en paquet, des choix météos se présentent aux skippers dans les prochaines 48 heures pour la descente vers l'équateur, distant de 1900 milles. Deux hypothèses se profilent, l'une défendue par les météorologues Américains, l'autre par les Européens. Explications de Dominic Vittet, Monsieur Météo au PC Course. "Si la prévision d´outre-atlantique se confirme, l’écart pourrait se creuser considérablement dans les 2 ou 3 jours qui viennent entre les 5 bateaux de l’ouest (PRB, Sill Veolia, Ecover, Bonduelle, Hugo Boss) et les autres. L’angle par rapport au vent sera bien meilleur que pour ceux plus à l´est, et d´autre part, quand ils auront dépassé les îles du Cap Vert, l’alizé sera plus établi au large. En outre, l’atterrissage sur le Pot au Noir plus favorable. Par contre, si l’hypothèse européenne l’emporte, les bateaux situés à l’Est auront beaucoup moins à souffrir du manque de vent. Et pourraient refaire une bonne partie de leur handicap, voire chambouler le classement si la dorsale "sans vent" est très marquée. Elle favoriserait plutôt un tassement de la flotte et permettrait aux derniers de recoller un peu au peloton." La bonne stratégie pourrait se situer quelque part à mi-chemin entre "Américains" et "Européens". Du côté d'Hervé LAURENT, son analyse de l'option météo restera à bord. En guise de conclusion du jour, il revient sur le rythme imposé par les leaders depuis le début de ce Vendée Globe. "Les bateaux devant vont vraiment très vite. Aller à leurs allures me ferait prendre trop de risques à mon goût et la route est longue, très longue. Cette course ne va pas être facile mais ça on le savait avant de partir." Au pointage de 14h30 GMT (Paris +1h00), UUDS pointait à la quinzième place, par 32° 19.24' N et 16° 16.16' W, à la vitesse de 13.9 kts, cap au 184.
10-11-2004 12:44:06 Nuit de bricolage... - Editeur : Sail Corporate Après son chavirage d'hier, Hervé a enfilé la nuit dernière son bleu de travail pour remettre de l'ordre dans le bateau et faire l'inventaire du bord. Si le comportement du bateau a été sain avec son mât couché dans l'eau, Hervé a mis "seulement" un quart d'heure pour le redresser, il n'en demeure pas moins que l'intérieur d'UUDS a été chamboulé. Récit de la nuit. "La nuit a été tranquille sur le pont mais active à l'intérieur. J'ai passé une bonne partie de mon temps à faire le tour du bateau pour vérifier les petites entrées d'eau et ranger ce qui avait bougé lors du chavirage. J'ai aussi fait des mesures de consommation électrique car je trouve que le pilote est très gourmand." Hervé avait dans un premier temps pris une option à terre le long du Portugal pour trouver une zone de calme et réparer son bout-dehors. "Je suis finalement parti dans l'ouest car je pensais trouver une mer plus calme le long de la côte au niveau de Gibraltar mais le vent fort descend avec nous dans le sud. Alors je fais une route plus normale en gagnant dans l'ouest pour être mieux positionné à l'entrée du pot au noir. Je m'occuperais de la réparation plus tard, peut-être à l'abri de Madère." Sur le plan de la navigation, tout va bien à bord. "J'étais un peu sous toilé car le vent devait forcir en deuxième partie de nuit et finalement il est resté à 30 nds. J'ai donc renvoyé la toile au lever du jour après l'empannage. Je fais maintenant route au sud pour attaper Madère." Devant, la cadence est soutenue par les leaders et les distances parcourues sur vingt quatre heures approchent les 350 milles. Cela va vite, très vite... De son côté, Hervé a parcouru 247 milles pour cette journée. Une distance honorable lorsque l'on sait qu'il est toujours handicapé par ses voiles de portant qu'il ne peut envoyer, et qu'il a du empanner cette nuit pour se recaler dans l'ouest. Il faut maintenant attendre l’évolution météorologique et le déplacement vers l’ouest de la dépression actuellement présente sur les Canaries. Si Eole veut, une zone tampon pourrait se créer avant l'établissement des alizés de nord-est et permettre à Hervé de revenir sur la première moitié de la flotte. La réponse se fera dans les prochaines 36 heures à venir. Affaire à suivre... Au pointage de 10h00 GMT, UUDS pointe à la quinzième place, par 38° 34.88' N et 15° 08.68' W, à la vitesse de 13.3 kts, cap au 191.
09-11-2004 19:02:06 Vacation téléphonique : je me suis laissé surprendre par un grain... - Editeur : "Le début a été plutôt peinard, cela a permis de récupérer de la fatigue de la préparation du bateau qui a été assez intensive sur les derniers jours et puis là, ça a nettement accéléré et à tel point que ce matin je me suis laissé surprendre par un grain, le bateau a enfourné et il s'est couché..."
09-11-2004 12:57:30 Après l'émotion, la course reprend ses droits. - Editeur : Sail Corporate Depuis le départ des Sables d'Olonne il y a deux jours, chacun des 20 skippers cherche à entrer dans sa course à sa manière. Pour Hervé LAURENT, c'est un peu contraint et forcé qu'il entre de plein pied dans son Vendée Globe avec une première avarie à bord d'UUDS. Au même moment, Hervé découvre toute la puissance de son bateau avec une figure de style digne du Grand Sud. Ajoutez à cela des conditions météo exceptionnelles pour sortir du Golfe de Gascogne et vous aurez un avant goût de l'Everest de la voile. "Ce matin (ndlr. hier matin) la fixation de la poulie du gennaker qui se trouve à l'avant du bout-dehors a cassé. J'ai été obligé de l'affaler pour ne pas l'arracher vers le haut. Résultat, Thiercelin me dépasse en ce moment à quelques mètres sans que je ne puisse rien faire." Prévenu par mail, Laurent Massot, préparateur, a aussitôt réagi en fournissant à Hervé les données de fixation du bout en spectra qui a cédé. Si l'avarie est maîtrisée il n'en reste pas moins que la réparation va demander de l'acrobatie car Hervé va devoir s'assurer avec une drisse pour aller travailler sous le bout-dehors, à la manière d'un trapéziste. C'est pour cette raison qu'UUDS a choisi de faire route le long des côtes portugaises, espérant rencontrer des conditions de mer plus clémentes, propices à ce genre de réparation. Un début de course certes un peu raté pour Hervé car les prochains jours se font au vent arrière et Hervé aura besoin des grandes voiles d'avant pour tenir le rythme de la flotte. Mais dans son malheur, notre skipper relativise son avarie. "A la suite du dernier chantier du bateau la puissance a été augmentée. Je suis donc depuis à la recherche de ses nouvelles limites et je viens de les trouver coup sur coup en deux jours. Ce matin nouvelle figure de style. Sous un grain avec plus de 40 nds de vent, le bateau a enfourné et s'est couché sur le coté, mât dans l'eau ! Ca a duré facilement 15 minutes, le temps de remettre tout dans le bon ordre. Mais je reste fidèle à ma devise en tirant sur le bateau pour le tester et casser quelque chose maintenant plutôt que dans le Grand Sud. C'est très enrichissant et rassurant pour la suite." On l'aura bien compris, Hervé LAURENT, comme à son habitude, ne fait pas les choses comme tout le monde. Avec un bateau ancien et un budget serré, Hervé va devoir composer avec toutes sortes de tracasseries mais que l'on se rassure : ce dur au mal ne va pas se laisser abattre pour si peu. Après une nuit de veille sur la route des cargos au large du Cap Finistère, une pause s'impose pour récupérer et repartir de plus belle. Au pointage de 10h00 GMT, UUDS pointe à la dixième place, par 41°41.56' N et 10°19.72' W, à la vitesse de 12,9 kts, cap au 183.
08-11-2004 10:36:49 Magique Vendée Globe... - Editeur : Sail Corporate Hier, à 13 heures 02 minutes, les 20 skippers engagés sur le Vendée Globe 2004 ont pris le large au départ des Sables d'Olonne. Moment magique d'un événement hors norme, chargé d'émotions et de moments forts, pour ceux qui ont pu vivre cette journée aux côtés d'Hervé LAURENT, à commencer par ses invités à bord d'UUDS. Petit retour en arrière sur cette journée empreinte de séquences (instants) uniques, propres à faire chavirer le plus endurci des hommes. Aux premières heures de l'aube, les pontons s'éveillent, laissant apparaître les ombres des préparateurs affairés à débarquer les derniers cartons et outils. A bord d'UUDS, la garde rapprochée d'Hervé veille : Jean-Yves le nutritioniste, Yves le sophrologue, Laurent et Joseph, fidèles préparateurs, mais aussi Marc du chantier V1D2, qui dans quelques heures regarderont leur machine partir. Véronique et les enfants d'Hervé sont là aussi, tiraillés entre joie et chagrin d'une séparation qui durera plus de trois mois... Et puis les invités de marque du sponsor UUDS embarquent pour cette journée hors du commun, avec Adriana Karembeu, l'ambassadrice de la Croix-Rouge Française, et Laurent Boyer, le parrain, qui découvrent pour la première fois l'ambiance du Vendée Globe. Adriana est sous le charme. "Je n'aurais jamais imaginé qu'une telle ferveur existait dans la voile. Tous ces gens autour de nous, c'est incroyable. Je suis si contente pour Hervé." La presse parle de 300 000 spectateurs présents... A 8h35, le monocoque quitte les pontons de Port Olona, pris en remorque par Stany, patron pêcheur de la Santa Maria, pas peu fier de se voir confier la rude tâche d'effectuer la sortie du chenal. A ce moment là, le temps s'arrête. Massée par millier, une foule extraordinaire applaudit, crie et s'enchante pour notre gladiateur d'océans, scandant son nom comme un hymne à la mer, rendant hommage au marin qui se présente sur la ligne de départ de son deuxième Vendée Globe. Cet homme qui, pendant ces trois semaines aux Sables, a su se faire découvrir, signant des centaines d'autographes et répondant aux médias dans une ferveur que l'on ne lui connaissait pas. L'émotion est bien là. Chacun d'entre nous retient ses larmes, respectant les derniers moments du marin qui chavire de bonheur et savoure pleinement ces instants magiques. A la sortie du chenal, tout s'enchaîne très vite. Les centaines d'embarcations présentes sur le plan d'eau deviennent toutes un danger potentiel pour UUDS. Le semi-rigide de Marc fait la police, ouvrant la voie au monocoque, repoussant à quelques encablures les curieux s'approchant trop près du bateau. A bord, Hervé LAURENT est serein. Cette course, il l'attend comme une revanche depuis bientôt huit ans. Sa troisième place d'alors n'avait pas été récompensée à sa juste valeur, l'édition du Vendée globe 96 ayant vécu les drames que chacun garde en mémoire. Mais tout cela appartient au passé et Hervé est aujourd'hui à nouveau tourné vers le large, conscient que malgré un bateau ancien, il a de bonnes cartes en main pour que cette édition adopte enfin ce grand marin trop longtemps resté dans l'ombre. A un quart d'heure du départ, Laurent et Joseph, derniers équipiers à bord, débarquent pour laisser Hervé à sa course. Dans un vent de 8 nœuds de nord-ouest, le départ est donné par Patrick Poivre-d'Arvor. Sous genacker et grand voile haute, UUDS se glisse au milieu de la flotte des 60 pieds. Après quelques bords à terre, Hervé s'éloigne vers le large, s'enfonçant dans le Golfe de Gascogne pour sa première nuit à bord, loin du tumulte des terriens. Au pointage de 9h30 GMT, UUDS pointe à la douzième place, par 44 49.92' N et 6 12.00' W, à la vitesse de 12,9, cap au 233.
29-10-2004 20:12:58 Sponsoring technologique à bord d'UUDS, skippé par Hervé LAURENT. - Editeur : Sail Corporate A 9 jours du départ du Vendée Globe 2004, un nouveau partenaire embarque à bord du monocoque UUDS, skippé par Hervé LAURENT. Ce nouvel allié de taille n'est autre qu'Intel®, le numéro un mondial du circuit intégré semi-conducteur. Grande première pour Intel qui a décidé de s'investir dans l'Everest de la voile, cette aventure transocéanique de l'extrême où le défi humain sera le lot quotidien d'Hervé LAURENT et des 19 autres skippers engagés. Avec sa technologie Mobile Intel® Centrino™, le fondeur entre de plain-pied dans le monde de la mobilité, de la puissance et de l'autonomie. Course autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance, le Vendée Globe est devenu au fil des éditions un extraordinaire laboratoire pour les constructeurs de produits micro-informatiques, réseaux et communications. Un vrai test grandeur nature pour la technologie Mobile Intel Centrino, puisqu'elle est au cœur du système informatique du bord, véritable centrale névralgique, et ce à plus d'un titre. Les e-technologies entrent de plain-pied dans la course au large. Imaginez un instant ce que l'on sait faire aujourd'hui à bord d'un monocoque Imoca de 60 pieds dévalant la houle à plus de 20 nœuds, équipé d'un puissant ordinateur portable marinisé, d'une technologie Intel associant nomadisme, économie d'énergie, gain de poids, performance et d'une antenne de transmission par satellite au standard F : accès au réseau Internet, échange de mails, téléphonie, imagerie, visioconférence, numérisation et envoi d'images vidéo tournées à bord pendant la course, positionnement du bateau, réception de fichiers météo, traitement cartographique... Un vrai studio ! Un outil stratégique pour Hervé LAURENT. "Sur le Vendée Globe, entre notre départ et notre arrivée aux Sables d'Olonne, on traverse en un peu plus de 3 mois de course toutes les saisons, de l'hémisphère Nord à l'hémisphère Sud, puis en rentrant à nouveau dans l'hémisphère Nord. On fait le tour du monde dans le sens des aiguilles (d'une montre), par les 3 caps mythiques, croisant sur notre route tous les scénarios météo. Donc accéder à des données fiables est essentiel pour être capable d'anticiper et de bien se positionner pour progresser sur sa route. Après c'est mon boulot d'analyser tout cela à bord et de faire marcher le bateau. L'engouement du public pour cette course planétaire, et l'avènement des transmissions, nous poussent à communiquer beaucoup plus que lors de ma première participation sur le Vendée Globe 96 > 97. C'est vrai qu'aujourd'hui on peut difficilement se passer de technologies pour faire partager cette course à tous ceux qui restent à terre." Une fenêtre autour du monde. Pour Bernadette Andrietti, Directrice Général d'Intel France, "la technologie Mobile Intel Centrino a été pensée pour l'informatique nomade, avec en permanence le souci de favoriser la connectivité sans fil tout en gardant des performances exemplaires. Mais au delà, c'est l'autonomie des batteries qui s'en trouve fortement augmentée et se traduit par des PC portables compacts et légers. Lorsque l'on sait que l'énergie est la priorité à bord d'un monocoque en course autour du monde, seul et sans assistance, il est de notre ressort de proposer des technologiques innovantes. Nous avons conscience de l'importance de notre engagement aux côtés d'Hervé LAURENT, skipper UUDS, et c'est avec une certaine fierté que nous allons porter les couleurs d'Intel sur toutes les mers du globe." Pour Gilles Nègre, co-président du Groupe UUDS, "le partenariat technologique engagé avec Intel est la vitrine du savoir-faire de Maidis, l'une des sociétés du groupe présente sur le secteur de la santé, plus particulièrement dans ce que l'on appelle plus communément "le dossier patient". Au même titre que nous partageons des missions avec la Croix-Rouge Française sur le terrain, nous développons avec Intel un partenariat technologique qui se traduit par une amélioration et une optimisation de l'accès à l'information pour les professionnels de santé." Avec l'arrivée de ce nouveau partenaire, le monocoque UUDS joue à fond la carte de la santé, des technologies et de la solidarité. Trio gagnant, le groupe UUDS, Intel et la Croix-Rouge Française font corps autour d'Hervé LAURENT, donnant toute confiance au skipper pour son deuxième Vendée globe.
22-10-2004 21:08:42 La Croix-Rouge Française partenaire du monocoque UUDS, skippé par Hervé LAURENT - Editeur : Sail Corporate Une croix rouge orne les voiles d'avant du monocoque d'Hervé LAURENT depuis quelques jours. Signe des temps, le poids lourd de l'humanitaire vient de signer un partenariat avec son sponsor, le Groupe UUDS. Mais que l'on ne s'y méprenne pas. Ce partenariat n'est autre qu'un mécénat puisque UUDS vient d'offrir à la Croix-Rouge Française l'opportunité de porter ses couleurs autour du globe. Une grande première pour cette institution altruiste qui ne pouvait laisser passer un tel don. Alors que les termes d'entreprise citoyenne, de responsabilité sociale, de commerce équitable tardent à se concrétiser dans la sphère humanitaire,la Croix-Rouge Française a fait du partenariat avec les entreprises son cheval de bataille pour le développement de ses ressources. Quoi de plus naturel aujourd'hui que de s'associer à une entreprise engagée aux côtés d'un homme dont les 25 années de course au large ont toujours été guidées par des mots simples, comme courage, constance, humilité et dépassement de soi. Pour Hervé LAURENT, cette approche n'est pas neutre. "Je pars sur ce Vendée Globe en me disant que je peux être fier de me voir confier un tel logo. Ce symbole a plus de 140 ans d'existence et il a aidé des millions de personnes à franchir des moments difficiles dans leur vie. Pour moi, la Croix-Rouge représente quelque chose de beaucoup plus fort que tout autre symbole habituellement présent sur une compétition comme celle-ci. Je me sens proche de l’énergie, de la passion, de la solidarité qu’elle incarne. Vous savez, le monde d’un marin est souvent solitaire. Ses émotions, il ne les partage qu’avec lui-même. Aussi, avoir une grande Association comme la Croix-Rouge derrière moi, cela me donne une force particulière. Et un supplément d’âme. Pour la première fois, j’ai le sentiment de pouvoir naviguer en faisant quelque chose pour les autres." Partenariat humanitaire Après des années de relative timidité et d'expectative, la Croix-Rouge Française assume aujourd'hui pleinement sa dimension "entrepreneuriale" à but non lucratif. Pour Sophie Baudin, déléguée nationale à la communication, "c'est sans complexe que nous incitons les entreprises à devenir acteurs de la gestion de la cité, promoteurs d'une société plus soucieuse de ses laissés pour compte. Lorsqu'UUDS nous a proposé de nous associer à leur projet de Vendée Globe, nous nous sommes dit que c'était une chance inouïe de se voir offrir un tel espace pour communiquer et fédérer notre réseau." Même son de cloche du côté d'UUDS, avec Alain Legout, son co-président. "L'idée d'associer un acteur humanitaire majeur comme la Croix-Rouge nous est apparue très stimulante. D'autant plus que nous avons déjà des points communs à travers certains de nos métiers, qui s'articulent autour de la santé, et qui nous amènent à collaborer avec ses salariés au quotidien. Nous partageons aussi un même goût pour l'aventure humaine. Avec la Croix-Rouge, nous pouvons rappeler que notre pari consiste aussi à faire quelque chose pour les autres. Et dans ce domaine, nous allons jusqu'au bout." Un chèque au profit de la Croix-Rouge Française Durant les 3 semaines précédant le départ, UUDS récolte également des fonds au profit de la Croix-Rouge en vendant sur son stand plus de 4000 posters du bateau. Dédicacée lors du baptême d'UUDS par ses parrains, Michèle Alliot-Marie et Laurent Boyer, la photo originale sera vendue aux enchères la veille du départ, en présence de son ambassadrice de charme, Adriana Karembeu. Nul doute que ce partenariat UUDS - Croix-Rouge Française manifeste la forte volonté de s'engager, envisageant le mécénat non seulement comme un outil de communication, mais également comme la manifestation d'une responsabilité sociétale, favorisant la promotion des missions de l'institution humanitaire. Son slogan actuel ne s'en cache pas : "ne tolérons aucune souffrance". - A propos de la Croix-Rouge Française - L'idée de la Croix-Rouge Française remonte à 1859, lorsqu'Henry Dunant assista à la bataille de Solférino. Reconnue d'utilité publique en 1945, l'association gère aujourd'hui en France 16 270 salariés au niveau national, s'appuyant sur un réseau de 60 000 bénévoles à travers ses 1078 délégations locales et territoriales, portant chaque année assistance à plus de 1 000 000 de personnes. Connue avant tout pour le secourisme, la Croix-Rouge Française dispose de 273 établissements sanitaires (cours et moyens séjours) et médico-sociaux (protection infantile, planification familiale, soins à domicile...), de 217 établissements à vocation sociale (accueil, hébergement, services sociaux aux personnes âgées...) et forme plus de 13 000 personnes dans ses écoles (aides-soignantes, soins infirmiers, puériculture...). Hors exploitation, la Croix-Rouge Française a perçu cette année 39,7 millions d'euros de dons de la part d'entreprises et de particuliers. Plus d'infos sur : http://www.croix-rouge.fr
13-10-2004 19:16:09 Baptême UUDS : Michèle ALLIOT-MARIE et Laurent BOYER, parrains du 60 pieds d’Hervé LAURENT. - Editeur : Sail Corporate A trois semaines du départ du Vendée Globe, cérémonies et manifestations vont commencer à battre leur plein au cœur de la cité sablaise, avec l’ouverture du village, ses festivités et l’arrivée des participants et de leurs bateaux. UUDS et son skipper Hervé LAURENT n'y échappent pas et entrent de plein pied dans cette cinquième édition avec dès dimanche 17 octobre le baptême du monocoque bleu et blanc par Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense et Laurent Boyer, Animateur. Des parrains prestigieux C'est dimanche 17 octobre à 15 heures que Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense et Laurent Boyer, Animateur, baptiseront UUDS. Deux habitués des pontons, puisque déjà en 2002, ils parrainaient un monocoque 60 pieds du même nom engagé au départ de la Route du Rhum. Madame Le Ministre déclarait alors dans les médias "Je ne sais pas pourquoi on m’a choisie, peut être parce qu’on voulait quelqu’un qui aime la voile et qu’on sait que je l’adore". Quant à Laurent Boyer, on connaît son attachement à la mer et plus particulièrement à l’Océan Atlantique. Nul doute que ces deux parrains donneront à UUDS une deuxième vie après avoir remporté l'édition du Vendée Globe 96 aux mains de Christophe Auguin, l'année où Hervé LAURENT finissait troisième pour sa première participation. Skipper et bateau connaissent la route et les deux réunis pour cette édition devraient nous surprendre. Le baptême du bateau : un rituel incontournable UUDS n’échappe pas à la tradition, perçue parfois comme une conjuration du sort pour ne pas s’attirer les foudres de Neptune, Dieu de la Mer et de la Navigation. Puisqu’il est dit dans la mythologie grecque "que la surface de l’eau suit l’humeur de Neptune, que les vagues dansent à la surface de l’eau lorsqu’il est heureux et que toutes les mers s’apaisent lorsqu’il dort". Gageons qu'UUDS et Hervé LAURENT l’aient à leurs côtés tout au long du Vendée Globe.
14-09-2004 19:04:24 A chacun son compte à rebours ! - Editeur : Sail Corporate "Le Vendée Globe est une course qui ne se court pas du jour au lendemain. Il faut avoir accumulé énormément d'expérience et surtout une grosse envie d’y aller, sinon on peut se faire mal." Avec ces mots, Hervé LAURENT nous rappelle à quelques semaines du départ du Vendée Globe l'état d'esprit dans lequel il se trouve pour aborder la dernière partie de sa préparation technique, physique et psychologique. Car le 7 novembre prochain aux Sables d'Olonne, Hervé sait que tous les autres skippers engagés auront à cœur de démontrer que leur présence n'est pas galvaudée. "Ce deuxième Vendée Globe doit me permettre de démontrer ce que je sais faire et l’expérience que j’ai acquise depuis plus de 25 ans de course au large. Il faut avoir beaucoup de recul et d'humilité pour y participer." Depuis bientôt deux ans, Hervé met tous les atouts de son côté. Après sa septième place acquise sur The Transat en juin dernier, qualification à la clef pour le Vendée Globe, Hervé LAURENT est retourné au chantier V1D2 de Marc Lefebvre avec son monocoque bleu, UUDS. A bord, tout a été passé en revue sous le regard de Laurent Massot et Joseph Cuvilly, préparateurs du bateau : gréement, accastillage, électronique, nouvelle antenne Standard F pour la transmission des images produites à bord... Après la casse survenue sur la Transat Anglaise, de nouvelles dérives en carbone, plus longues cette fois, ont été dessinées et réalisées par Elie Canivenc... Les voiles de leur côté ont été retravaillées chez X-Voiles. Bref, une deuxième cure de jouvence pour un bateau qui convient bien à Hervé. "Certes, j'ai le mât le plus court de la flotte Imoca, donc moins puissant sur le papier, mais UUDS est très stable au portant et je peux donc envoyer beaucoup de toile. Il va encore très vite pour un bateau de 10 ans d'âge. Sur la Transat Anglaise, on a bien vu qu'il manquait un peu de raideur à la toile, mais sur un Vendée Globe le près est une allure que nous rencontrons peu." Signe de l'évolution des temps, cinq caméras seront embarquées pour nous permettre de suivre la course de l'intérieur, au jour le jour, pénétrant dans l'intimité du skipper au plus profond des océans. Et l'homme dans tout cela ? "J'ai un vrai agenda de Ministre. Entre la gestion du projet, la relation avec les partenaires, la remise à l'eau du bateau, les essais en mer, une formation spécifique télécoms, les prises de vue, les interviews, les entraînements en solo, les conférences de presse, le baptême..." Le métier de coureur transocéanique demande un grand nombre de compétences, bien au delà du navigateur. Il faut être très bien organisé, tout anticiper. Hervé LAURENT a même prévu une journée chez le dentiste pour un arrachage de dent ! Mais que l'on ne s'y trompe pas. Le marin n'est pas homme pressé. Il est de ces hommes qui avancent face à l'adversité comme un métronome, respectueux de la mesure, dans le rythme. Serein en un mot !
26-05-2004 08:02:40 "Content d'être là !" - Editeur : Sail Corporate A J-5 du départ de la mythique Transat Anglaise en solitaire, The Transat, Hervé profite de cette période d'avant course pour savourer les pontons retrouvés de la ville de Plymouth. Pour la quatrième fois de sa carrière, un parfum "so british" l'envahi à nouveau. La dernière fois, c'était en 1996. Depuis le circuit s'est étoffé, de nouveaux skippers ont émergé et Hervé découvre la concurrence sous un autre jour, plus concentrée, un peu plus distante qu'il ne l'avait laissé. Hervé, dans quel état d'esprit te trouves-tu à quelques jours du départ ? "Content d'être là ! Le bateau à quai, prêt-à-partir, c'est déjà pas mal. L'équipe technique est au complet, Laurent et Marc sont aux manettes, je vais pouvoir souffler un peu. J'ai hâte d'être en mer pour naviguer et continuer à apprivoiser mon bateau. Même si je suis prêt, je sais que je suis un peu court en navigation. Je vais donc devoir être patient les premiers jours de course." Peut-on déjà parler de stratégie de course ? "Dans la mesure où la météo est pas bien clair, il va falloir s'adapter. On sait qu'il n'y aura pas beaucoup de vent sur la zone Est de l'Atlantique. Donc je ne vais pas faire de plans sur la comète, les données ne sont pas assez fiables. Ce qui est sûr c'est qu'il va falloir trouver du vent les premiers jours car il y a une dépression très molle centrée sur l'Angleterre." La flotte des monocoques 60 pieds est conséquente, avec 17 bateaux au départ. Comment te situes-tu par rapport à eux ? "C'est vrai, il y en a beaucoup et honnêtement j'en sais rien. C'est un peu le grand mystère ! Quand on navigue seul, on va toujours très vite ! Mais il va falloir voir par rapport aux autres. Il y de super bateaux neufs, puissants à toutes les allures. Je sais que mon bateau ne sera pas le plus à l'aise sur cette transat, puisqu'il est très typé "portant". Un pronostic pour le podium ? “Beaucoup de nouveaux skippers sont arrivés sur le circuit Imoca ces dernières années et ont déjà énormément navigué sur leur bateau. Ils ont évidemment plus de repères que moi à bord, mais je vais faire ma course, en y entrant petit à petit, en trouvant la bonne toile à porter. Après on verra..."
27-04-2004 - 11:54:21 Qualification d'Hervé LAURENT pour The Transat - Editeur : Sail Corporate Parti jeudi 22 avril de Lorient, son port d'attache, Hervé LAURENT a bouclé en solitaire les 750 milles de qualification pour The Transat à bord de son monocoque UUDS. Dans le sillage des équipages de la transat AG2R, Hervé est allé virer une marque au large du Cap Finistère, puis a mis le cap sur l'ouest d'Ouessant, remontant au large des côtes Françaises. C'est la première sortie en solitaire d'UUDS depuis sa mise à l'eau il y a 4 semaines. Une aubaine pour Hervé qui attendait avec impatience de tester son monocoque à toutes les allures. Le nouveau jeu de voiles s'avère performant et le bateau a donné toute satisfaction. "C'est un bateau très stable, qui se barre du bout des doigts. Je commence tout juste à le découvrir et le travail effectué au chantier V1D2 est conforme à mes espérances. Pour le reste, gréements, ballasts et autre quille pendulaire, tout est ok." Préparateur d'UUDS, Laurent Massot est également satisfait de cette première étape : "Le bateau a encore besoin de mise au point même si le plus dur est fait. De plus, travailler avec Hervé est extrêmement enrichissant. Il est pour moi le Marin par définition, avec un grand M, une expérience énorme et une science de la météo hors pair.." En un peu moins de 5 jours, Hervé aura rencontré une météo plutôt clémente, alternant molles et vents jusqu'à 6 beaufort : "Une qualification n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser, un parcours de santé. Les conditions de navigation ne sont pas forcément choisies et nous sommes donc proches du régime de course. Au large du Cap Finistère, j'ai rencontré 30 noeuds de vent, la nuit était noire et j'étais sur la route des cargos. Mer formée, le bateau glisse vite et tu dois aller virer la marque définie avec l'UNCL. Cela t'oblige à rester vigilant pour ne pas te retrouver dans une situation délicate". L'occasion pour Hervé de pousser quelques runs à plus de 22 noeuds, UUDS démontrant les qualités qu'on lui connaît avec une préférence pour le portant, allure dominante sur le Vendée Globe. Du travail reste encore à réaliser avant de rallier Plymouth dans quatre semaines, mais le moral est au beau fixe. "Nous serons prêts pour The Transat. Ma troisième place au Vendée 96-97 me permet d'effectuer les 2500 milles de qualification du Vendée Globe 2004 hors course. Je n'aurais donc aucune pression au départ de la Transat Anglaise sur ce point, mais je compte bien y réaliser un bon résultat." Avec plus de 2000 milles en solitaire depuis la mise à l'eau d'UUDS, Hervé partira de Plymouth avec un bateau déjà bien en main. Il pourra dès lors se consacrer à son passe temps favori : la météo !
10-04-2004 - 12:33:38 Hervé LAURENT, l'outsider du Vendée Globe ! - Editeur : Sail Corporate Hervé LAURENT est un homme heureux. Le skipper d'UUDS vient de mettre à l'eau son monocoque de 60 pieds dans le bassin du chantier V1D2. Racheté il y a 18 mois par son sponsor, le plan Finot-Conq, ex Voila.fr, a subi une cure de jouvence dans les ateliers de Marc Lefebvre. Inscrit au prochain Vendée Globe, Hervé va dans les 6 prochains mois parfaire sa préparation pour son deuxième "Everest de la voile", l'édition 96-97 l'ayant gratifiée d'une superbe troisième place. Hervé LAURENT, rappelez vous il y a 2 ans. Première navigation en double sur la Transat AG2R avec Rodolphe Jacq, première victoire. Quel coup de maître ! Depuis, Hervé a rencontré UUDS, à la recherche d'un skipper talentueux pour le Vendée Globe 2004. A la vue de son palmarès, ses dirigeants n'ont pas hésité : ce sera avec Hervé LAURENT et avec un objectif de victoire. Et oui, qu'on se le dise, Hervé est à l'affût. Même si depuis deux ans on parle beaucoup sur le circuit Orma de Mike Golding, Roland Jourdain, Bernard Stamm, Jean-Pierre Dick et autre garde montante comme Riou et Josse, le skipper Lorientais âgé de 47 ans vise un retour en force sur le circuit. Sereinement, cet homme de toutes les courses au large depuis 1979, a mis en place un projet abouti, mêlant sens de l'organisation et expérience, entouré d'une équipe complète. Car depuis plus de 25 ans, Hervé LAURENT a sillonné tous les océans, pris le départ de toutes les grandes courses, sur une ou plusieurs coques, en solitaire et en équipage. Son palmarès montre bien sa longévité : vainqueur du Tour de l'Europe en 1985, détenteur du record de l'Atlantique en solitaire en 1991, vainqueur de la Québec Saint-Malo 92, troisième sur le Vendée Globe 97 et dernier vainqueur de la Transat AG2R en 2002. Hervé est aussi un routeur hors pair. Aussi bien à terre qu'en mer, il a toujours un pied dans la discipline. Associé à son talent de marin, Hervé prend la météo comme il prend la barre : analyse des systèmes et des forces en présence, choix de route et vitesse de fond. Dans l'immédiat, Hervé LAURENT peaufine son 60 pieds UUDS pour sa qualification au Vendée Globe, avec 2500 milles en solitaire, en s'élançant de Lorient le 17 avril prochain, date symbolique pour le dernier vainqueur de l'AG2R. Il bouclera du même coup sa qualification pour prendre le 31 mai le départ de The Transat, sa troisième participation à la solitaire Anglaise depuis le début de sa carrière.
course au large Nous vous proposons de suivre, jour après jour, la course de l'intérieur,
avec ses hauts et ses bas, ses moments de stress, de doutes, de bonheur...
Un
>Vendée Globe , c'est bien plus qu'une course autour du monde avec
le passage des trois caps mythiques : Bonne Espérance au sud de l'Afrique,
Leeuwin au sud de l'Australie et Cap Horn au sud de l'Amérique du Sud.
C'est avant une course contre soi même, qui demande de l'endurance,
de la régularité. Il faut être bien dans sa tête
comme l'on dit. Il faut certes être un virtuose de la navigation, mais
il faut avant tout bien se connaître, savoir se gérer.
Après sa superbe troisième sur le Vendée Globe 97, Hervé
part avec l'ambition de gagner "l'Everest de la voile". A 47 ans,
il est un homme serein, qui a su mettre en place un projet abouti, mêlant
sens de l'organisation et expérience, entouré d'une équipe
complète.
A partir du 30 octobre 2004, retrouvez en ligne Hervé
LAURENT aux Sables d'Olonnes pour les derniers préparatifs du Vendée
Globe .
Départ le 7 novembre à 13h00 pour le tour
du monde à la voile, en solitaire, sans escale, sans assistance. A
bord d'UUDS, monocoque Imoca de 60 pieds, plus de 90 jours de course, seul,
face aux océans.